Les fanatiques - Max Gallo
Julien Nori est professeur d’histoire ancienne à la Sorbonne. Il revendique à la fois l’héritage des Lumières, son origine sicilienne et la culture chrétienne dans laquelle sa grand-mère l’a élevé. Aussi est-il effondré quand sa fille, elle-même brillante universitaire, lui annonce qu’elle est s’est convertie à l’Islam pour devenir la quatrième épouse d’un riche musulman sous le nom d’Aïcha Akhban. Il se persuade rapidement que sa fille est aux mains de fanatiques qui la manipulent et la séquestrent et ouvre donc une enquête sur son gendre.Du point de vue romanesque, et je m’excuse d’être brutale, ce livre ne vaut pas grand chose. Le style est plat, l’histoire est réduite au minimum et les personnages sont à peine esquissés. Le personnage principal est assez antipathique : un père qui se souvient de sa fille au moment où elle lui échappe et qui ne peut imaginer qu’elle trouve un équilibre dans une autre culture que la sienne. Il lui reproche d’épouser un homme de trente ans son aîné, alors qu’il multiplie lui-même les liaisons avec de très jeunes femmes, pratiquant ce qu’il appelle une « polygamie de fait ». Mais Julien Nori est un homme cultivé et intelligent qui sait faire face à ses contradictions et tout le mérite de ce livre est de soulever des questions essentielles à notre société et à la place de l’Islam en Europe : un dialogue entre les religions et les cultures est-il possible ou devons-nous nous attendre à une nouvelle guerre de religions ? Autour de Julien Nori, tous les points de vue s’affrontent, offrant au lecteur plusieurs pistes de réflexions sur l’islamisme, le fanatisme et la tolérance.
Le livre de poche, 2008. – 218 p.
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