Son absence - Justine Augier
Rentrée littéraire 2008
Le narrateur est un homme âgé et solitaire, écrivain public, qui s’est spécialisé dans la rédaction de biographies de personnes disparues. Un jour une mère lui demande de reconstituer la vie d’Aria, sa fille disparue à vingt-six ans. Disparue : enfuie, envolée sans laisser d’adresse, mais abandonnant derrière elle quelques livres, quelque cahiers, quelque photos. D’abord réticent, l’écrivain se plonge dans cette matière et s’immerge dans la vie d’Aria en laquelle il sent très vite un double et une âme soeur. Aria est un feu follet, à la fois fragile et passionnée, aimant la poésie et se perdant facilement dans ses rêves, ses fantasmes, des illusions. Raphaël, dont elle tombe follement amoureuse, sera l’une de ces illusions.La première difficulté que j’ai rencontrée avec ce roman, c’est son style : l’auteure peint plus qu’elle ne raconte, par petites touches, en phrases courtes, rapides, parfois un peu obscures. J’ai trouvé ce style trop travaillé, voire prétentieux, et surtout c’est un mode d’écriture qui ne retient pas le lecteur tant il incite à la rêverie : toutes les trois phrases je décrochais et mon esprit s’envolait, oubliant du coup tout ce que je venais de lire. Je l’ai donc trouvé très pénible à lire et il m’est finalement apparu que le fond était complètement noyé dans la forme. A la page 100, j’ai donc décidé de laisser mon esprit s’envoler définitivement de cette histoire, et j’ai rapporté ce livre à la bibliothèque.
Clarabel a abandonné aussi, et Lilly n'est guère convaincue non plus.
Stock, 2008. – 170 p.
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