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Jeudi 12 octobre 2006

Tsubaki : mot japonais signifiant camélia, la fleur préférée de Yukiko, la mère de Namiko. Yukiko est une rescapée de le bombe de Nagasaki. Mais sur cette tragédie, qui a causé la mort de son père et de sa mère, elle a toujours été très discrète. Pourtant, peu avant sa mort, Yukiko entreprend enfin de répondre aux questions de son petit-fils. Et à la mort de sa mère, Namiko découvre une longue lettre révélant bien des secrets sur la famille de sa mère.


Un bien joli roman écrit dans un style minimaliste. Il y a souvent dans les romans japonais une atmosphère très particulière, liée à la retenue des émotions. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. Et pourtant que d’horreurs il nous dévoile : les horreurs de l’Histoire se mêlent intimement aux horreurs d’une tragédie familiale. Et quel incroyable contraste que le bouillonnement des passions opposé à froideur chirurgicale de l’écriture !

A noter que ce court roman est le premier d’une pentalogie : Le poids des secrets.

A noter également que Aki Shimazaki vit à Montréal et qu'elle écrit en français.


Actes Sud / Babel, 2005. – 115 p.

L'avis de Frisette.
Par Papillon - Publié dans : Littérature asiatique
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