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Mercredi 27 septembre 2006

Quand Vincent reçoit une courte lettre de Geneviève qui se meurt et veut le voir, il laisse tout en plan et saute dans sa voiture pour la rejoindre. Autrefois Vincent et Geneviève se sont aimés, jusqu’à ce qu’un drame les sépare. Retourner vers Geneviève, pour Vincent, c’est faire face à nouveau à ce drame. Et pourtant, il ne se dérobe pas, malgré sa peur.

Difficile d’en dire plus sans dévoiler l’essentiel de ce court roman, parfaitement bien construit, en trois mouvements, comme un concerto. Un concerto pour deux voix, avec son crescendo d’émotion, et son decrescendo qui apaise. Lire cette histoire, c’est tenir dans ses mains un cœur vivant qui palpite et qui pleure. Et pourtant ce n’est pas triste. Pas de pathos ou de voyeurisme, mais beaucoup d’humanité chez ces deux personnages qui s’éloignent et se rejoignent. Le style de Laurence Tardieu est pur comme le cristal, réduit à l’essentiel : un concentré d’émotion. Et c’est beau. Et quelle maturité dans la compréhension de la douleur et de l’absence ! Ça m’a bouleversée. Ce que j’ai ressenti en refermant ce livre va au-delà de tout ce que je suis capable d’exprimer avec des mots…

Lisez-le.

Stock, 2006. – 128 p.

Par Papillon - Publié dans : Littérature francophone
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