Grâce à Laurence et au swap Noir c’est noir, j’ai enfin pu faire connaissance avec
Sue Grafton et son abécédaire du crime.
Dans ce premier opus, nous faisons connaissance avec la détective privée Kinsey Millhone, trentenaire solitaire et tenace. Elle est
engagée par Nikki Fife qui vient de purger une peine de huit ans de prison pour le meurtre de son mari, Laurence, un avocat à la réputation sulfureuse. Nikki se prétend innocente et veut que
Kinsey retrouve le vrai coupable. Kinsey rouvre donc le dossier et découvre très vite que quelques jours après la mort de Laurence Fife, une jeune femme avait trouvé la mort exactement de la même
manière : en avalant un médicament trafiqué. Les deux meurtres sont-ils liés ?
Un petit polar très efficace. Kinsey reprend une enquête vieille de huit ans et suit une méthode classique : interview des témoins,
famille, amis, associés. La roman est écrit à la première personne, ce qui nous permet de suivre pas à pas toutes les hypothèses élaborées par Kinsey. Elle suit plusieurs pistes, s’égare, revient
sur ses pas. C’est mouvementé à souhait, et riche en rebondissements. Bref, ça se lit tout seul ! Et j’ai adoré que Kinsey utilise des fiches cartonnées pour classer ses notes, méthode que
j’ai personnellement utilisée pendant des années, mais pour un autre type d’enquête…
Traduit de l’américain par René Baldy.
Pocket, 2002. – 223 p.
Les deux nouvelles de ce petit recueil est considérée comme l’ancêtre du roman policier. On y
trouve une structure narrative qui fera le succès de Sir Arthur Conan Doyle quarante ans plus tard : un narrateur effacé nous raconte comment son mai, le Chevalier Dupin, parvient à résoudre des
énigmes policières grâce à son don d’analyse. Car il n’est pas question ici d’indices à recueillir ou d’études scientifiques, mais tout simplement de l’observation sans a priori des lieux et des
circonstances du crime et de la bonne utilisation des « petites cellules grises » chères à Sherlock Holmes.
La nouvelle éponyme met en scène une énigme qui deviendra un classique et sera reprise notamment par Gaston Leroux et Agatha Christie : un meurtre atroce a lieu
dans une pièce complètement fermée. Comment l’assassin est-il sorti ? La résolution de l’énigme, quoique complètement invraisemblable, est spectaculaire.
Le seconde nouvelle, Le mystère de Marie Roget, m’a beaucoup moins convaincue. Edgar Poe s’est, cette fois, inspiré d’un fait divers authentique qu’il a
tenté de résoudre : la jeune employée d’une parfumerie disparaît. Trois jours plus tard, son corps est retrouvé dans la scène. La police peine à trouver le coupable et tous les journaux
proposent leur théorie. Le Chevalier Dupin nous explique sur vingt pages combien leurs analyses sont infondées et maladroites. Je me suis vraiment ennuyée et j’ai bien peiné pour arriver au bout
de cette, pourtant courte, nouvelle.
On pourra donc se contenter de la première histoire pour sa fin surprenante et son intérêt historique aux yeux de tous les amateurs de polars.
Traduit de
l’américain par Charles Baudelaire.
Librio, 2007. – 95 p.
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Par ces temps déprimants de froidure hivernale et d’entretiens annuels de performance (beurk !),
Stéphanie Plum était exactement la personne dont j’avais besoin pour me remonter le moral. Dans ce quatrième opus, notre chasseuse de primes préférée a hérité d’une mission qui paraît très
facile : retrouver une jeune femme accusée d’avoir « emprunté » la voiture de son petit ami. Mais, comme toujours avec Janet Evanovich, derrière les énigmes les plus anodines se
cachent des profondeurs de noirceur… Stéphanie va avoir besoin d’aide. En plus de Lula, ex-prostituée black et obèse, apparue au volume précédent, c’est à Sally la drag queen que Stéphanie fait
appel.
Encore une fois, Stéphanie fait preuve d’un don certain pour laisser fuir les repris de justice et provoquer moult catastrophes. Après quelques doigts coupés,
quelques incendies et un scalp, le meilleur moment du roman est quand même celui où Stéphanie est obligée de demander l’hospitalité à Morelli. Nos deux tourtereaux vont-ils enfin passer à l’acte,
ce que nous attendons quand même depuis le premier volume ? Je vous laisse le découvrir .
Un quatrième volume tout aussi léger et déjanté que les précédents. Il y a quand même un tic qui m’agace chez les écrivains américains : décrire avec précision
ce que porte chaque personnage à chaque heure du jour et de la nuit… Ce qui ne m'empêche pas d'avoir développé une sérieuse addiction à Miss Plum.
Un grand merci à ma pourvoyeuse habituelle : Delphine
Traduit de l’américain par Philipe Loubet-Delranc.
Pocket, 2002. – 313 p.
Voici donc la suite des aventures de la pétillante, et néanmoins catastrophique, Stéphanie Plum. Après une première expérience assez peu glorieuse, Stéphanie a donc décidé de persévérer dans la carrière rocambolesque de chasseuse de prime, au grand dam de sa mère. Cette fois-ci, sa
mission risque bien de lui attirer l’inimitié de tout le quartier, car son gibier n’est autre que Mo, le vendeur de glaces, que tout le monde adore et respecte. Mais Mo n’est peut-être pas si
inoffensif qu’il en a l’air : sur son passage, les cadavres pleuvent et tout le monde prend Stéphanie pour une cible de tir. Cette fois-ci ce n’est pas Mamie Mazur qui lui sert d’acolyte, mais
Lula, l’ancienne prostituée.
La même recette fonctionne toujours aussi bien : les maladresses de Stéphanie, les roublardises de Morelli le séducteur, les mystères du beau Ranger. J’ai moins
aimé la prestation de Lula, pas vraiment convaincante… Mais l’intrigue est bien tournée et se révèle plus complexe que prévu. Et surtout j’adore vraiment l’humour ravageur de Janet
Evanovich !
Un grand merci à Delphine !
Traduit de l’américain par Philippe Loubat-Delranc.
Pocket, 2001. – 281 p.
Dimanche 18 novembre 2007
Grâce à Delphine, j’ai pu découvrir la suite des aventures de Stéphanie Plum. Dans ce deuxième volume, Stéphanie s’installe dans son job de chasseuse de primes.
Cette fois, elle a pour mission de retrouver Kenny Mancuso, accusé d’avoir tiré sur un pompiste. Tout ça n’a pas l’air bien difficile, sauf que Kenny n’est autre que le cousin de Joe Morelli et que
ce dernier a l’air très désireux de mettre la main sur son voyou de cousin avant Stéphanie. Et toute l’affaire semble bientôt se compliquer quand il est question d’un trafic d’armes, d’un vol de
cercueils et de morceaux de corps humains qui se baladent dans la nature. Heureusement, Stéphanie va se trouver une assistante de choc en la personne de sa grand-mère, l’inénarrable Mamie Mazur.
J’ai trouvé ce second opus un peu moins réussi que le premier, l’intrigue y étant quand même très mince. Mais l’auteur continue de nous régaler avec ses anecdotes
hilarantes et ses dialogues percutants. Et le personnage de la grand-mère, moderne Calamity Jane trempée à la sauce Deschiens, est particulièrement réussi. Et, bien sûr, on ne se lasse pas du jeu
du « Je t’aime moi non plus » que se jouent nos deux enquêteurs. Bref, un excellent moment de détente, encore une fois !
Merci Delphine !
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Traduit le l’américain par Philippe Loubat-Delranc.
Pocket, 2005. – 318 p.
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