Louise a aimé Clément, dont elle a pensé qu’il était l’homme de sa vie, mais Clément l’a quittée. Pour lutter contre la douleur de la rupture et combler l’absence, Louise fuit. Dans un pays chaud et exotique, bien loin des lieux qui furent les témoins de ses amours, elle espère parvenir à panser ses plaies. Et elle entreprend, comme une thérapie, d’écrire de longues lettres à Clément, lettres qui, bien sûr, resteront sans réponses.
Voilà un roman joliment écrit, d’une plume élégante et sensible et où l’on trouve des réflexions très justes sur l’amour. Tous ceux qui ont un jour été quittés par leur amour s’y reconnaîtront. Et pourtant…
Pourtant, je n’ai pas vraiment réussi à être touchée par cette femme qui se regarde souffrir avec une certaine complaisance et contemple son chagrin comme on admire une œuvre d’art posée sur la cheminée du salon. Et j’ai été très agacée par cette collection de cartes postales animées : Cuba et son indolence, New-York et son agitation, Venise et ses canaux, Paris et ses beaux quartiers… Il semblerait que le chagrin soit plus élégant quand il est porté par une jeune journaliste en vogue qui vit dans le sixième arrondissement de Paris…
Ce qui m’a le plus touchée dans ce livre, c’est que la personne qui l’a lu avant moi a coché des passages au crayon, qui sont justement ceux que j’avais envie de relever…
Julliard, 2007. - 188 p.
Le point de vue de Lilly
La critique de LirePlus
L'interview de Philippe Besson chez InColdBlog
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Aïe, aïe, aïe... C'est intéressant de voir comment chacun appréhende le même roman. Personnellement, je n'ai pas trouvé que Louise s'apitoyait sur son sort, je l'ai trouvée plutôt lucide, justement. Au moins, tu as apprécié le style, c'est toujours ça de pris !
Je ne pense pas qu'elle s'apitoie sur son sort, mais toute cette correspondnace m'a fait l'effet d'un exercice de style ...
@Tamara : je reconnais qu'il a une très jolie plume. J'essaierai peut-être un autre titre, je suis assez tenté par Un garçon d'Italie.
C'était mon premier Besson et je n'ai pas été complètement convaincue...
je n'ai pas eu cette impression d'apitoiement. Juste, elle exprime sa souffrance.
Peut-être as-tu raison pour ce qui est de sa situation professionnelle et des lieux où elle se réfugie ! Honnêtement, je n'y ai pas fait cas, c'était juste un prétexte à l'éloignement. En espérant que celui çi apaise la douleur. Pour avoir vécu, il y a bien longtemps, un situation un peu analogue à celle de l'héroîne, je me suis attachée à sa blessure, à sa souffrance. Le reste n'est que décor, me semble t'il ?
Au début, j'ai bien accroché parce que j'ai tout de suite aimé le style, mais à mi-chemin, j'en ai eu assez...