« Quand j’étais petite, j’inventais des façons de tuer
mon papa. Je m’en racontais une et puis une autre, et je l’essayais dans ma tête jusqu’à ce que ça devienne
facile. »
Celle qui parle ainsi est une petite fille de onze ans. Et dès ces premières lignes, le lecteur comprend qu’Ellen n’a pas été très gâtée, côté
famille. Un père violent et alcoolique, une mère fragile et sensible. Nous sommes dans le Sud profond des Etats-Unis, le sud des champs de coton et de la ségrégation raciale, mais cette histoire
pourrait se dérouler n’importe où, dans un de ce lieux où l’on interdit aux enfants de vivre leur vie d’enfant. Ellen est donc une petite fille réfléchie et pleine de maturité, qui prend ce que
la vie lui donne, sans jamais se plaindre ou se révolter. Bientôt la mère d’Ellen meurt d’épuisement autant que de tristesse.
« En fait, quand elle était petite comme moi, elle a attrapé un romantisme, c’est comme ça que ça s’appelle, je crois,
et depuis, son cœur a jamais été bien solide. »
De ce jour-là Ellen va chercher par tous les moyens à échapper à la violence de son père et à se trouver une autre famille.
J’ai lu ce livre avec les larmes aux yeux d’un bout à l’autre, tellement cette petite fille est émouvante, et pourtant drôlement solide. Avec ses petits bonheurs et ses grands malheurs, Ellen est une de ces héroïnes qui vous prennent par la main à la première ligne pour ne plus vos lâcher, même après la dernière page.
Les avis de : Cuné, Eireann, Laure
Traduit le l’américain par Marie-Claire Pasquier.
Votre avis